Naviguer en solitaire

 


* Photo prise au Cap Brun à Toulon


Hier, j'ai découvert une vidéo qui m'a un peu sidérée car j'ai eu cette impression (pas si agréable) d'être mise à découvert.

La "psychothérapeute" disait ceci : "Quand on grandit sans amour, on devient très très bon à imaginer l'amour là où il n'y en a pas". Cet état d'esprit, appelé limerence est une obsession involontaire pour une autre personne et qui comprend généralement des pensées et des fantasmes obsessionnels, mélancoliques voire tragiques pour cette personne. Un traumatisme en est toujours la cause qui agit comme un lien fantôme créant une substance addictive ne demandant qu'à revenir. Ainsi, si tout petit, on a oeuvré inlassablement pour être aimé en vain, le risque de reproduire ce schéma dans la vie d'adulte est élevé. Les personnes dans cet état psychologique pensent qu'en agissant d'une certaine manière ou en disant certains mots, l'amour apparaîtra comme un carrosse à la place d'une citrouille. C'est se positionner en se pensant "l'élu-e" avec l'urgence de le faire savoir. Une vie entière peut être construite entièrement sur ce fantasme "romantique".

D'aussi loin que je m'en souvienne, c'est ainsi que j'ai été dans mes "relations amoureuses". 

Je n'évoquerai pas ici la (ou les) raison car j'en ai très largement parlé dans mes précédents blogs. J'ai dépassé le stade de donner de l'importance aux faits. Ce qui compte pour moi, c'est ma réaction aux évènements, comme un terreau qu'il me faut remuer pour espérer voir fleurir tout ce qu'il contient comme graines. 

J'ai passé mon adolescence à fantasmer les garçons "inaccessibles" et à idôlatrer de nombreux artistes.

Avec le recul, je sais pertinement avoir été entourée de garçons et filles qui m'appréciaient. Mais je ne les "voyais" pas, je voulais toujours rejoindre le firmament inatteignable. Ce trait de caractère m'a amenée à vivre des expériences qui ont changé mon existence et qui ont été aussi improbables les unes que les autres.

A 20 ans je me languissais d'une vie autre que celle entre les 4 murs de la maison familiale. Alors, je regardais intensément le poster de Johnny Depp accroché au dessus de mon bureau et je me disais inlassablement que j'allais le rencontrer. Sans le savoir, j'appliquais déjà les lois de l'attraction et de la manifestation parce que cela s'est réalisé : j'ai habité Los Angeles et j'ai croisé Johnny Depp une bonne dizaine de fois dans son club du Viper Room. Quand j'ai compris qu'espérer vivre une histoire d'amour avec Johnny Depp était un peu too much, je me suis entichée du chanteur d'un groupe californien et je rêvais de lui chaque dimanche soir en bas de la scène où il jouait. J'ai donc passé plus de 4 ans aux Etats-Unis sans relation amoureuse véritable.

A mon retour en France, j'ai rencontré l'homme qui fut le père de mon enfant, et malgré ses énormes travers (goût prononcé pour l'alcool), je fantasmais sur sa grande famille méridionale pensant pouvoir y vivre une existence entourée de rires et de bouillabaisse.. J'ai été bien déçue sur ce coup-là.

Quand mon fils s'est fait opérer du cerveau à 6 ans, je suis instantanément tombée amoureuse du neurochirurgien qui l'avait opéré. Je le voyais comme le Sauveur. De lui, de moi... Pendant quelques années, mon esprit a été complètement obnubilé par cette histoire que j'avais déclenchée. Je m'imaginais vivre un amour hors du commun mais soyons honnêtes : je n'étais qu'un plan cul pour lui. 

Lorsqu'il a "disparu" brutalement de ma vie (on appelle cela "ghoster" désormais), j'ai commencé à vouloir "guérir" car j'étais épuisée émotionnellement parlant. J'ai encore eu un dernier "petit" fantasme en la personne de HK, le chanteur (que j'avais réussi à faire venir où je travaillais, c'est vous dire ma capacité de persuasion), mais en 2015, mon érotomanie s'est éteinte : je ne l'ai plus jamais ressentie depuis. 

Enfin délivrée de ces passions illusoires..

Ce fut vraiment un soulagement de ne plus être habitée par ces "folies". 

J'ai eu beaucoup de chance toutes ces années, ces fantasmes auraient pu dégénérer jusqu'à l'inéluctable. La seule relation dont j'ai dû payer les frais fut celle avec le père de mon enfant car je n'étais plus seule dans l'équation, je ne pouvais pas juste "fermer la porte, partir et oublier".

Dix années d'introspection profonde m'ont guérie de ce trouble psychologique.

Si aujourd'hui je suis célibataire, c'est parce qu'enfin je goûte à la paix de mon esprit, je la savoure et je la chéris. Mon célibat n'est pas une réaction de rejet ni de peur. Je n'en veux à personne, je ne me victimise pas et je reconnais être responsable de mes choix et de mes actes.

Bien évidemment, ma vie aurait été différente sans ce trouble psychologique. Rétrospectivement, je sais que j'aurais pu tisser de belles relations avec des personnes qui ont fait les frais de mes aveuglements.

Aujourd'hui, je suis confiante : si la vie me permet de rencontrer des personnes avec qui j'aurais de sincères affinités, je saurais en être reconnaissante et sans doute, je me laisserais vivre de merveilleux moments. Là où je suis lucide est que ma personnalité s'est forgée autour de toutes ces expériences, vécus, traumas et introspections. J'apprécie ma liberté et une certaine forme de solitude. 

Je suis donc prête à l'ouverture aux autres tout en voulant désormais naviguer en solitaire.

Commentaires

  1. Solitaire est un choix de vie, contrairement à ce grand mal de notre époque qu'est la solitude qui est bien souvent une souffrance.
    Beaucoup de jeunes restent derrière leur écran se vantant d'avoir xxx amis . oui par écran interposé et bien souvent totalement virtuel. Une solitude qu'ils essaient de combler ainsi.
    Solitaire aujourd'hui mais riche de plusieurs expériences, même si le trouble psychologique était présent. Le calme après la tempête fait apprécier de se retrouver seule, mais sociable et ouverte à la vie et ses surprises.
    J'apprécie beaucoup le Cap Brun et le Var. J'y habite et profite presque quotidiennement des bords de la Méditerranée.
    Douce soirée

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    1. Quelle coincidence pour le lieu de vie :) J'ai appris à beaucoup aimer le Var même si je n'en suis pas originaire, j'en parlerai dans un prochain post. Pour la petie histoire, j'ai attendu que le voilier soit sur l'axe du reflet du soleil :) De jolis moments de vie tout çà..
      Effectivement, ce "trouble" m'a fait vivre des tas d'expériences très riches et fortes, cela a nourri mon existence, faute de stabilité affective.
      Et je suis d'accord avec toi, les générations à venir vont sans doute développer d'autres troubles à cause des écrans, j'en vois les dégâts auprès de mes élèves, je n'ose imaginer ceux qui arrivent et n'ont connu que çà depuis la plus tendre enfance (çà aussi, cela fera l'objet d'un post certainement).
      Je crois que nous avons tous en nous des troubles liés à nos traumas, nous ne pouvons pas y échapper : notre structure neurologique fluctue constamment, cela dépend de beaucoup de choses, un mélange entre l'évènement et ce que nous avons ressenti à des moments donnés. C'est pour cela que je n'accuse plus vraiment des situations du passé pour justifier mon comportement.
      Je crois que c'est Robin Williams qui disait que l'on pouvait être seul parmi la foule.
      Je ne me sens pas seule. Quand je n'ai pas d'humains autour de moi, je pense aux interactions vécues dans la matinée par exemple.
      La donne sera sans doute différente au moment de la retraite. Mais je n'y suis pas encore, même si j'y pense pas mal afin de la préparer au mieux. Ce pas vers les discussions virtuelles est un lien que je voulais créer dans cette perspective.
      Belle soirée à toi..
      ps :Demain, je n'ai pas de cours (jeunes en stage), je vais sans doute profiter de ce petit coin au Cap Brun, même si l'Anse Méjean est pour l'heure interdite aux riverains.

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  2. Lorsque je lis un article introspectif aussi riche que celui-ci, je ne peux m’empêcher de réfléchir à ma propre expérience et j’en apprends encore sur ce que je suis. Adolescente, je n’ai jamais fantasmé sur des artistes connus et, parmi les garçons de mon entourage, je n’en convoitais aucun. Je n’ai provoqué aucune des amourettes que j’ai vécues, je les ai accueillies ou pas lorsque j’étais sollicitée. Avec le recul je crois que j’étais un peu la belle indifférente inaccessible car il y en eut quelques-uns. Lorsque j’ai rencontré l’homme avec qui je suis encore aujourd’hui, j’ai senti que nous étions faits du même bois. Nous nous sommes beaucoup racontés au début de notre relation et avons largement appris à nous connaitre. Il est le père de mes enfants et je n’en changerais pour rien au monde. Parfois j’imagine ma vie sans lui, je crois que je n’aurais envie de personne d’autre. Ça parait fou ce que je dis mais c’est la vérité.
    Elle est jolie ta photo.

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    1. Ton commentaire m'émeut terriblement : en gros tu avais tout compris instinctivement. Tu as accueilli ce qui devait être et ouvert ton coeur et ton âme. Car au final, tout nous est offert, il n'y a qu'à cueillir. C'est ce que j'apprends à faire désormais, car il n'est jamais trop tard pour comprendre comment fonctionnent les énergies qui nous animent et nous entourent. Tu as honoré ta vie et elle te l'a bien rendue. J'en suis très heureuse pour toi.

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  3. Je vais me dévoiler un instant, bien que je n'aime pas cela ; juste pour appuyer mon commentaire. Tout d'abord ta photo est superbe, elle dévoile ta sensibilité. Je suis un multi-traumatisé (la liste et longue et j'ai échoué à trouver un professionnel pour m'aider). Je n'ai pas grandi sans amour, je suis né sans amour dans un effroyable trou où il n'y avait aucune humanité pour un bébé... Le reste n'a été qu'un effroyable engrenage où mon âme a été broyée. Je veux exprimer mon point de vue (certainement biaisé) : quand on ignore ce qu'est même l'amour, ce dernier semble un délire, une divagation d'autrui. Ma personnalité s'est construite sous tous les traumatismes que j'ai subis. Je ne me victimise pas, j'étais une victime. Je ne le suis plus. Mes relations intimes ont été le résultat de mes traumas : erratiques, inhumains. Ainsi la solitude n'a pas été un choix, mais une amante qui ne se lasse jamais de moi. Quand un humain s'approche de moi, je suis en danger. Ainsi je me tiens en sécurité, loin de toute approche. Je suis responsable de n'avoir pas sû dépasser mon état ; mais en aucun cas responsable de mon cheminement de départ... Les traumas ne sont pas les bienvenus dans ma psyché, ils me démolissent, ils sont imprégnés jusque dans la moindre de mes fibres nerveuses. C'est ainsi... Quant à l'endroit où je me trouve ce n'est pas important. C'est avec "qui" je suis qui l'est... Le Var j'y suis depuis trente deux ans, je saurai en partir aussi facilement, car un "sans-racine" ne prend n'a aucun terreau qui lui soit destiné.

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    1. Je suis très touchée que tu te dévoiles ici un peu, merci beaucoup. "Je ne me victimise pas, j'étais une victime.". La phrase qui résume tout.. Je respecte ce chemin qui fut le tien et tes choix de vie vis à vis d'autrui. Dépasser ton état.. est-ce vraiment trop tard ? Il y a encore un an, j'ai été tributaire de mes traumas (une réaction de tétanie face à ma direction) et j'ai bientôt 57 ans. J'ai décidé de dépasser ce ressenti, cela m'a demandé beaucoup de courage et j'ai vu la fin de ce tunnel. Je pense qu'il n'est jamais trop tard. Je ne me permettrais jamais de te dire de changer. Mais ton présent peut être ponctué de petites victoires, de petits défis et de petites bulles de paix, de joie. Le quotidien ne nous demande pas d'être une entité différente pour aller mieux. Ce n'est pas ton passé, ni tes traumas qui sont pris en compte quand tu montes dans un bus, mais ton sourire. J'ai appris à donner dans mon présent tout en me préservant. Je pense que tu serais surpris de ma "solitude" en dehors de mon travail. Mais ce n'est pas par peur de moi-même ni des autres, c'est parce que je suis bien dans le monde et en moi en totale liberté en dehors des contraintes socioprofessionnelles. J'avais lu un merveilleux livre d'un homme qui a vécu une enfance où sa figure était un punching ball parental suivi d'un abandon en foyer. Il avait eu une jeunesse très dure et puis, il a "changé de paradigme" . Ce livre s'appelle "j'avais 7 ans et j'étais mort" de Franck Pavloff. Un autre merveilleux livre : "Les cendres d'Angela". Les livres m'ont beaucoup aidée dans mon existence, les humains ont parfois une telle capacité de résilience, ils sont pour moi des exemples. Le journal d'Etty Hillesum aussi est merveilleux, la joie y rayonne malgré le contexte de camp de concentration. Quant aux racines.. ils ne doivent pas nous empêcher de fleurir et de polleniser :)

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    2. Merci pour ta réponse. Comme tu le sais bien, on ne peut comparer ce qui n'est pas comparable. Le titre de Franck Pavloff créé un écho en moi, je pense en avoir assez qui résonnent en moi. Mais je dois de te remercier des indices que tu sèmes... Est-il trop tard pour moi ? Je ne saurai répondre. Dès que je me suis échappé de mon tombeau, j'ai pris de travailler sur moi, d'affronter mes fantômes, d'enchevêtrer les goules et les succubes dans un recoin de ma conscience. De toute façon je n'avais aucun autre choix puisqu'il n'y avait personne pour me porter assistance, m'épauler.Cela n'est pas sans douleur, ni aisance (comme tu le sais bien)... Et si je me trouve toujours le sentier, c'est parce que j'ai su me dissimuler ; mimer les humains. Si tu me croisais dans une rue, tu ne verrais pas un Belphégor ; tu ne verrais... rien, ni personne. Avec un peu plus de six décennies, j'ai une certaine expérience de ne pas accrocher le regard. Je sais saisir des instants lumineux tout comme ceux de l'ombre, ils me permettent un peu de bref apaisement. Les troubles somatiques sont nés avec moi, une bonne partie s'en est allée, ceux qui reste et bien je les gère avec mes moyens. Donner et se préserver, je le fais parfois quand cela en vaut la peine, et tu sais quoi ? La peine que ça valait s'annihile immédiatement. Comme dans une relation intime, l'autre cherche à profiter, réclame et exige ; comme un junkie après sa drogue. On peut dire qu'à ce moment là, je "ghoste" l'individu sans même une hésitation...
      Les années passées derrière les hauts murs grillagés, les humiliations et les coups d'éducateurs m'ont appris une bonne leçon : savoir reconnaitre quelqu'un de toxique. Comme il me plait de le penser : c'est l'échec, la défaite qui enseigne. La victoire n'enseigne rien. Pardon si je déborde sur ton blog, il suffit de me recadrer. Bonne soirée.

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    3. Encore une fois, tu es bienvenu à te raconter ici, cela m'honore. J'allais me coucher, alors je te dirais juste ceci : A défaut de relation intime, si on se contentait de .. relations ? Car après tout, avant d'être coincés dans nos corps, nous étions tous interconnectés :) Bonne nuit Jiru.

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    4. Avalon, je viens de voir ta réponse et je viens de prendre une énorme gifle. Cela est certainement dû à mon hypervigilance... "...avant d'être coincés dans nos corps, nous étions tous interconnectés". Est-ce cela être humain : interconnectés ???? (Voilà le sujet de mon prochain post). Une relation même succincte est à mettre sur le même plan qu'une relation privée : elle transmet des informations sur l'interlocuteur. C'est pour cela que j'ai fait une comparaison qui peut sembler bancale pour des yeux extérieurs ; mais pas pour moi. Comme certains le disent, il ne faut pas regretter. Toutefois, même si les regrets ne changent pas ce qui a été fait, ils permettent de ne pas répéter nos erreurs ; sans cela elles deviennent des fautes. Rejeter les regrets est déjà une faute... Merci pour la gifle, elle va m'inspirer. Bonne journée

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    5. J'espère que c'était "une bonne gifle" car je suis une pacifiste non violente :). Tout se vaut à mon avis et d'ailleurs, croire le contraire, c'est ce qui crée tant de distanciations : dans un de mes messages, je relatais que mes collègues se montraient leurs photos personnelles. Ce n'est pas tant qu'ils chérissent leur entourage qui me gêne mais bien qu'ils ne mettent pas sur le même plan ce qu'ils sont en train de vivre au travail. Mes collègues pensent que je suis une acharnée du travail, mais en fait, pas plus que le reste de ma vie, simplement, tout ce que je vis est en pleine conscience. Je le dis souvent à mes élèves aussi " Nous sommes ensemble alors on met tout le reste de côté". Et comme tu le dis si bien, ce qui n'est pas dans notre présent, doit servir à ne pas perpétrer nos erreurs entre autres, donc, oui, le souvenir est très important. J'en ferai certainement aussi un post prochain, car je ne vis pas la pleine conscience comme un but à atteindre, je suis dedans. Bonne journée Jiru. Je viens d'éplucher mes légumes que je vais laisser mijoter en vapeur pendant que je me promène avec mon chien. Je mangerai au retour. La liberté paisible...

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    6. Et l'interconnection n'est pas notre condition humaine mais bien ce qui est possible énergétiquement, donc plus difficile à atteindre avec un corps, mais toujours possible. C'est faire tomber le barrage du corps qui est un travail intéressant, se rapprocher de notre essence énergétique. Sans le corps, tout doit être fluide et fluctuant.

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    7. Pardon de jouer le rôle du benêt, mais "l'essence énergétique" n'est que du domaine du "suggestif" ; quant au barrage du corps... je dois dire que mon corps est en barrage parce que le "maître d’œuvre" (la psyché) est aux commendes... Des légumes en vapeur. Il n'y a rien de mieux, ainsi qu'un compagnon canin pour les balades... La liberté (encore un sujet de post) devient accessible en partie, puisque je viens de verser dans la catégorie de ceux et celles qui coûte à la France... ;-)

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    8. Et bien tu vois qu'il y a de belles choses qui s'offrent à toi :) Pour moi, l'énergie n'est pas subjective. Ce que nous voyons est infime. Einstein disait que tout est énergie. Et pour les commandes, c'est ton âme qui doit reprendre la barre. "Je suis le capitaine de mon âme, le maître de mon destin". Un de mes poèmes préférés "Invictus de W. Henley.

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  4. C'est la vie, les rencontres, les amours. Il ne faut rien rien regretter. On se construit, on se façonne à travers les autres et on peut même les remercier. Mais il arrive, en vieillissant, que la passion se transforme en tendresse et que la relation devienne plus solide.

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    1. Je comprends ce que tu dis Daniel. Beaucoup de personnes vivent des fougues de jeunesse avant de se calmer. Très honnêtement, c'est bien au deçà de ce que j'ai vécu. Avec le recul et beaucoup de travail introspectif, j'admets avec sincérité et humilité que mon comportement d'alors était pathologique et que je souffrais d'une érotomanie paroxystique. Je pense avoir eu un ange gardien qui m'a protégée car je me suis retrouvée dans des situations improbables. La meilleure chose que le neurochirurgien m'est faite fut de me ghoster car j'étais prête à tout accepter de lui et cela aurait pu être fatal. Je ne regrette rien par contre, car il s'agit de ma vie comme tu le dis. Mais aujourd'hui, je me sers de ce blog pour ressortir un à un tous les points réflexifs poussés que j'ai eus ces dix dernières années et qui m'ont déjà fait progresser. Parce que j'étais prête à le mettre en mots. Beau week end Daniel.

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  5. Ah les « choix » de vie à deux, compliqués lorsque l’enfance a été abîmée par la violence…
    J’ai erré beaucoup, fait des choix discutables, quitté des gars trop gentils à mon goût… C’est comme ça, on ne peut revenir en arrière 😉
    Bonne soirée Avalon

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    1. Oui, tout cela a fait ce que nous sommes, c'est certain. Bonne soirée Fabie :)

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